Dans toute la France
Du 20 au 30 mars                     Actions citoyennes pour sensibiliser citoyens, agriculteurs, jardiniers et collectivités aux risques liés aux produits phytosanitaires et à la nécessité de réduire leurs usages.

 

 

Pour cette année internationale de la biodiversité, la semaine pour les alternatives aux pesticides met l’accent sur l’importance de la protection du vivant. Collectivités locales, associations et entreprises, Jardiniers de France, Botanic, Biocoop, Léa Nature, l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française), le WWF, la LPO et la Mairie de Paris

 

Quelques chiffres :

Environs 76.000 tonnes/ an de pesticides répandues sur le territoire français (90% proviennent de l’agriculture) soit 1/3 de la consommation européenne de produits phytosanitaires.

 

Super ! Nous sommes les Number One européen pour l’utilisation, sachant que ces produits sont dangereux pour la santé (cancers, problèmes de reproduction, maladies neurologiques, perturbations du système hormonal) et qu’ils polluent notre environnement (rivières, fleuves, sols, nappes phréatiques…).

Selon le rapport de 2006, l’Institut français de l’environnement (IFEN) démontre la contamination aux pesticides de 96% des eaux de surface et 61% des nappes phréatiques par des pesticides. Et rien ne montre aujourd’hui une quelconque amélioration.

Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) qui est à l’origine de la semaine pour les alternatives aux pesticides, pour la 5ème année consécutive, s’inquiète du manque de réaction de l’Etat. Le gouvernement s’est engagé à réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici à 2018  (Grenelle de l’environnement du 5 août 2009.article 31 qui définit :”l’objectif est de réduire de moitié les usages des produits phytopharmaceutiques et des biocides en dix ans en accélérant la diffusion de méthodes alternatives, sous réserve de leur mise au point”.).

 

C’est un véritable enjeu : maintenir la productivité des sols en conservant la qualité des eaux et en respectant les cycles naturels.

 

 

Remplacer pour réduire

En 2007, l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) a lancé une étude sur les économies en pesticides, à la demande des Ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture.

4 filières ont été étudiées :

- grandes cultures,

- arboriculture fruitière,

- viticulture

- cultures légumières.

Différentes stratégies pour limiter les produits phytosanitaires ont été testées puis analysées.

 

ð Bilan de l’étude

Une réduction importante du dosage des pesticides est possible de l’ordre du tiers de l’utilisation des pesticides par rapport à 2006, avec des changements significatifs de pratiques, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production, et avec des effets sur les niveaux de production et les marges variables selon les secteurs de production et les niveaux de prix. En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l’utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées avec les prix 2006, mais une baisse de production de 6% serait observée”. Il faut agir sur l’ensemble du système sociotechnique.

Malgré le bilan assez encourageant, les agriculteurs restent en majorité réticents aux changements de pratiques. Les filières étant de plus en plus spécialisées, un travail de fond sur les méthodes culturales semble difficile à mettre en place.

 

(Réf. Article sur Actu environnement d’Agnès Sinaï)

 

 

 

Plus d’info sur www.semaine-sans-pesticides.fr

Retrouver des ateliers sur : http://www.jardiniersdefrance.com/

 

Un amendement présenté par des députés UMP s’inscrit dans le cadre de l’examen du projet de loi “engagement national pour l’environnement” dit “Grenelle 2″ :

« A compter du 1er janvier 2011, toute impression ou réimpression de livres scolaires devra impérativement être faite à partir de papier recyclé ».

Ces derniers souhaitent également que les politiciens jouent également le jeu en invitant les candidats des prochaines élections à imprimer leurs tracts et affiches sur papier recyclé.

D’après un récent rapport de l’Institut national de la protection intellectuelle, en 2009, 5000 brevets ont été déposés en France :

-          37% concernent des éco-innovations dont 2% sur le secteur de l’eau (procédés de traitement par voie chimique ou physique - précipitation d’impuretés en suspension, adsorption ou absorption - que par voie biologique).

Les recherches se font en majorité sur le traitement des polluants tels que les nitrates, les phosphates et les métaux lourds.

FRANCE - Tourisme Loisirs et Culture (1)